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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 07:28

An_nfan Nda : une vraie maison, en langue Ewondo, c’est pour désigner une maison décente, qui n’est pas indécente, insalubre

Ma : moi

Alom ma ousoué : il (elle) m’a envoyé à la rivière (au cas où une personne va prendre de l’eau à la rivière)

Aloe ma : elle (il)  m’appelle

An_koal : le fil (pour désigner le téléphone)

Aloe ma an_koal : elle (il) m’appelle au téléphone, elle (il) me téléphone

Mekit : marché

A mekit : au marché

Balom bya a mekit : ils (elles) nous envoient au marché (pour effectuer les commissions)

 

Beke nye loe : qu’ils aillent l’appeler

Bawoé (pour désigner le rire, le sourire) : elles (ils) rient

Nda : une maison, la maison

Bod : les gens, les personnes

Ndzoe : un manager, un chef, un supérieur, un officier (en lien avec l'armée)

Ntet (se prononce EN_TET) : cent, une centaine

Bezimbi : des militaires, des employé (e)s d'une armée

Ndzoe ntet bezimbi : un centurion

 

Ma_loé ndzoe entet bezimbi : j’appelle un centurion

Subu : avancer, avancez!

A_subu (A_SOUBOU) : elle (il) avance

Akogelan : prier, il prie, elle prie

Ma_kogelan wa ne wu dzou nyé : je te prie (je te supplie) de l’excuser, je te supplie de lui pardonner

Anga zu hé yen : il (elle) était venu( e) le voir, lui rendre visite

Anga subu : vint vers, vint à lui

A angabe : en disant

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 23:56

Alom : envoyer

Aloe : appeler

Aloe : elle (il) appelle

Balom : ils (elles) envoyèrent

Beke nye loe : qu’ils aillent l’appeler

Mfan (se prononce ANFAN) : la vraie, une vraie

Nda : une maison, la maison

Bod : les gens, les personnes

Ndo : alors, ensuite

Nyia (se prononce NIA) : la mère

Ban : avec

 

 

Benga zu : arrivèrent

Atele : se tenir

Nsen (se prononce ENSENG) : dehors , à l’extérieur

Bentele a nsen : se tinrent à l’extérieur

Babenyan : les frères

Manyan : le frère, un frère

Azu : arriver

Azu (se prononce AZZOU) : il (elle) arrive

 

Nkunda bod : beaucoup de monde

Otoa : il (elle) reste

Ongabe toa : étaient assis

Nkunda bod : beaucoup de monde

Otoa : il (elle) reste

Ongabe toa : étaient assis

Man (se prononce MOAN) : le fils de

 

Anga bye : engendra (du verbe engendrer)

Kalara : Le livre

Ndo : Alors

Anga bye Farès ban Zara : Engendra Farès et Sara

Ndo Yuda “anga bye Farès ban Zara “ abe Thamar : Juda de son union avec Thamar

Nkukuma (se pronounce ANKOUKOUMA) : Le roi, la reine

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 18:05

 

Boan : les enfants

Manyan : le frère

Nala : cela

Nala te : cela veut

Watyan : signifie

Zayan : la foudre

Mendjip : l’eau, de l’eau

Ma : moi, je

Me : je

ME NOUI (mé noui)    :    Je vais boire

Enyo : celui

A_kuan (A_KOUAN) : vendre

 

Anga kuan : il (elle)  a vendu

WE NOUI  (wé noui)   :    Tu vas boire

E NOUI                       :     Il va boire

MA NOUI  MENDJIP     :     Je bois de l'eau
WA NOUI MENDJIP     :     Tu bois de l'eau
A NOUI (a noui)          :     Il boit
WINE                        :       LE VIN

Ma_nouy wine : je bois du vin

An_nkol : une colline

Ayob : en haut

Ayole : donner un nom, nommer

Dzoe : le prénom

Petrus : Pierre

Yakob : Jacques

Yohanes : Jean

Andreas : Anré

Filip : Philippe

Bartelemi : Barthélemy

Mathheus : Matthieu

Thomas : Thomas

Thadé : Thaddée

Yudas : Judas

 

Bibuma (BIBOUMA) les fruits

Ndog (NDOK) ; la mangue

Odzoë : la banane

Fon è  le maïs

Madi : je mange

Biadi : nous mangeons

Bisë : tous les fruits

Nge (NGE) : si

Afub (se prononce AFOUB) : la plantation

Biadi bibuma bisë ya afub   :    Nous mangeons tous les fruits de la plantation

Nge wayi di           :             Si tu veux manger

Menga kili wa          :             Je t’ai interdit de

 

beengles  ===  les anges

 Fae è la machette

 Wa bo-dze ? è  tu fais quoi ?        

Ngob  ===  la  chaussure,               

A-bié === accoucher,                       

Di-mi === éteindre,                           Di-mi  lam-ba  ===  éteinds la lampe

 Flawa (FLOAVA) è  la fleur

Bya bo-dze ? è nous faisons quoi ? (Que faisons-nous ?)  

ma-biè  === j'accouche,

  Di-mi  lam-ba  ===  éteinds la lampe

 

Odzoge :                                                             Laisse, abandonne

Binòň :                                                               Les lits

Binòň bite :  (binon bite)                                Ces lits

Bibubuga :                                                         Cassé, fracases

Binë                                                                    Sont (ils sont)

Binòň bite binë bibubuga :                            Ces lits sont cassés (sont fracassés)

Dis                                                                       L’œil

Ai dis :                                                                Un œil

Mvende :                                                           Conseil

 

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 23:52

M’ake Isié :  Je vais au travail; Je me rends au travail

A_Bende : donner, ordonner

Boanga : les enfants

Boe : ses, tes

Beke : qu’ils aillent

Bakala : ils (elles) font attention

Azen : une route, une voie

Mezen : les routes, les voies

Akol : le pied

Wa : toi

Mese : toutes, tous

 

Menga ki    :               J’avais refusé
Wo nga ki    :            Tu avais refusé

Anga ki :         Il (elle) avait refusé
Benga ki :       Ils (elles) avaient refusé
Anga ki bidi  :       Il avait refusé de manger
Nsisim   :     (se prononce Ansissim)            L’esprit
Anga ki bidi a tan memos mewom menyi ai melu mewom menyi   :     Il avait refusé de manger durant quarante jours et quarante nuits
Ndo anga tari na awog zié :           Alors  il a commençé à avoir faim

 

Nge one fo moan Zamba :            Si tu es aussi le fils de Dieu
Yoege hala, osuman asi :           Jettes- toi en bas
Amu ane ntilan na  :                Car il est écrit

Anga bende beengles boe asu doe na : beke bakala wa a mezen moe mese, bayi wa bege ayob, ne obak oza non wa a akol : 
Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre.

 

Nnam :   Le pays
N’gola :   La ville

Nkod :  (se prononce enkot) : sec (sécheresse)
 Nkod – Nnam :      Le désert (Le pays sec)

Ane ntilan na  :       Il est écrit (que )

Memos :           Les jours

Melu  :              Les nuits

ai :      (qui signifie)    et

Memos ai Melu :              Les nuits et les jours

Mewom :                  Dix (ou dizaine )
Nnyi :           Quatre
Mewom Menyi  :           Quarante

Ne satan ake nye bobolo :         Que le diable aille le tenter (le provoquer)

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 00:00

Les Noms des quartiers de Yaoundé

 

Origine des Noms des quartiers de Yaoundé

La dation des noms de quartiers de Yaoundé s’est fondée principalement sur l’histoire et l’étymologie des termes. Parfois , il s’est agi de donner une signification aux phénomènes observés afin d’en faire une interprétation pouvant les justifier. Par ailleurs, certaines localités ont reçu les noms de certains évènements mémorables aussi bien glorieux que déplorables qui de ce fait, ont été immortalisés. Il en est de même pour les localités qui ont reçu les noms des illustres personnalités qui se sont distinguées par leurs actions ou par comportement remarquables et mémorables.

Il est important de signaler qu’en raison du nombre croissant des quartiers de la ville, une étude très détaillée apparaît vaste et peut donner lieu à des répétitions de définitions. Un regroupement de quartiers ayant à la base, un motif commun d’attribution du nom s’avère profitable. C’est ainsi que nous les avons classés en deux grandes catégories : d’abord les noms dits « anciens » qui sont nés avant la colonisation, ensuite, les noms de la période coloniale qui sont plus ou moins liés à la colonisation de la région de Yaoundé.

 

Les noms anciens

  

Par noms anciens nous entendons les toponymes antérieurs à la période coloniale ou alors ceux qui sont nés pendant la colonisation  mais qui ne dépendent pas du phénomène colonial. Il s’agit pour la plupart , des noms de villages qui existaient dans la région avant 1888 date de l’arrivée des européens à Yaoundé. Ces noms peuvent être géographiques, historiques ou alors liés aux lignages. Notons que l’étymologie de tous les noms que nous donnerons est la traduction des mots de la langue Ewondo. 

   

Les noms géographiques

       

Dans le groupe de noms géographiques, nous retenons tous les noms dont les termes renvoient aux éléments du cadre naturel de Yaoundé. On y trouve une gamme de toponymes qui font référence au relief, à la végétation, à l’hydrographie et à la faune.

 

Les noms liés au relief

 

Ils sont surtout précédés du vocable « NKOL » (colline en langue Ewondo) qu’on rattache au nom de personne, d’animal ou de chose. Ces noms témoignent de l’existence des différentes collines qui perturbent ça et là, la monotonie du relief de la capitale. Ainsi, nous avons les toponymes suivants :

 

Nkolndongo :

 

     

Littéralement Nkolndongo signifie « colline de Ndongo ». Ce toponyme vient de deux termes : « NKOL » qui veut dire « colline » ou  « montée » et « NDONG » qui signifie « ravin » en Ewondo. Ce nom a été mal écrit par les blancs qui, au lieu d’écrire

 

 

« Nkol-Ndong » comme prononçaient les autochtones, ont plutôt écrit « Nkoldongo » d’où l’appellation actuelle de ce quartier. Ce toponyme a pour origine, la colline d’accès difficile qui actuellement, est située derrière le lycée de Nkolndongo.

Selon nos informateurs, cette colline entaillée par un ravin dangereux, faisait peur aux populations qui n’osaient pas la grimper au risque de se retrouver au fond de son ravin.

« Nkol Ndong » symbole d’un lieu  dangereux est finalement devenu le nom de tout un village abritant les populations autochtones suivantes : les Emombo majoritaires, et les minorités Mvog Mbi et Mvog Ada. 

  

 

NKOL EWOUE   

 

Quartier limitrophe de Nkolndongo, Nkol ewoué tire son nom de la rivière appelée « Ewoué » qui circule sur les lieux et d’où s’élève une colline assez remarquable. La signification du nom « Ewoué » ne nous a cependant pas été révélée et ce mot ne figure pas d’ailleurs sur le dictionnaire Ewondo. Toutes les personnes interrogées se sont limitées à nous dire que « Ewoué » est le nom de la rivière qui prend sa source sur les lieux et se jette dans le Mfoundi. Nous pouvons supposer que ce nom existait avant l’arrivée des Béti à Yaoundé et qu’il aurait été donné par les populations qui les ont précédés dans la localité. Parmi ces populations anciennes, l’on cite les Maka et les Pygmées.

 

NKOL OLIGA

 

Situé au nord de la ville, ce quartier tire son nom du mot « OLIGA »  qui désigne la pierre. Dans cette localité, il y a une colline qui domine et au sommet de laquelle on peut apercevoir toute la ville de Yaoundé en vue de dessus.

 

NGOK EKELE ou NGOA EKELE

 

 “Ngoa Ekélé ” en langue Ewondo signifie en langue littéralement « pierre suspendue ». Il vient des mots – NGOK – ou - NGOA -   qui signifie pierre ou rocher et – EKELE – adjectif qui signifie suspendu. Ngoa Ekélé  localité où est située l’université de Yaoundé I, dominée par le plateau Atemengue, était très accidentée avec des rochers (« Ngok »)dangereusement accrochés sur les pentes des collines et des vallées comme s’ils allaient tomber et écraser les gens. De nos jours, l’on peut encore apercevoir certains rochers dans certains endroits de la localité malgré l’aménagement urbain qui a modifié les pentes des vallées qui dominent  encore le relief du plateau Atemengue.

 

 

Les noms liés aux cours d’eau

 

Les quartiers qui ont les noms d’anciens villages et qui tirent leurs noms des cours d’eau ou rivières sont considérables. Nous avons entre autres :

 

DJOUNGOLO     

 

Nom de la rivière qui prend sa source au nord de Yaoundé et qui se jette dans le Mfoundi, Djongolo a donner son nom à l’ancien village dans lequel sont situés les quartiers Elig Essono, Mvog ada, Etoa Meki, le Centre Commercial et le quartier Djongolo actuel.

 

NTOUGOU

 

Nom de l’ancien village des Mvog Ekoussou, Ntougou tire son nom de la rivière qui prend sa source aux environs du lycée de Tsinga, passe par le marché Mokolo, s’écoule vers Elig Effa, circule à travers le camp Yeyap et se jette au lac Central. Notons que les quartiers Tsinga, Bastos et Briqueterie sont situés à Ntougou qui actuellement n’est connu que par les autochtones ou par les populations qui connaissent la ville depuis longtemps.

 

BIYEM-ASSI 

 

Nom d’ancien village, le quartier Biyem-assi, situé au Sud-Ouest de Yaoundé tire son toponyme de la rivière Biyeme qui prend sa source dans cette localité et se jette dans le Mfoundi au Sud de la ville. « Biyem-Assi » ou « vallée de Biyeme » est le village qui a abrité les populations Ba’aba, lors des migrations Beti et leur installation à Yaoundé.

 

Les noms liés à la végétation

 

La végétation a servi de source à certains noms d’anciens villages de Yaoundé qui sont devenus des quartiers en gardant leur appellation d’origine. ainsi nous avons :

 

MESSA 

 

    

En langue Ewondo « Messa » est le pluriel de « Assa » qui désigne le prunier (nom scientifique : prunus). Ce toponyme ancien, symbolise pour ainsi dire, la culture d’une plante fruitière domestiquée selon nos informateurs(31) par les Bassa, anciens habitants de la région de Yaoundé peu après les pygmées.

Notons que les quartiers Messa, mokolo, Madagascar, Elig Effa sont situés dans le site de l’ancien village dit Messa et d’où cette plante fruitière existait en abondance à naissance de la ville. De nos jours, l’on ne retrouve à cet endroit, aucune espèce de ce genre, elle a été victime de l’urbanisation irréfléchie qui a consisté à faire disparaître la végétation au profit de l’habitat. Et pourtant, le prunier produit des prunes, fruits ayant une saveur plus ou moins douce et très appréciés par les populations d’où l’indignation du notable Ebogo Germain qui nous a déclaré :

 

                     « Les engins de FOUDA André( ancien maire de Yaoundé) ont ravagés mes      

                        plantes fruitières, pruniers avocatiers, palmier à huile(...).Ils ont prétexté      

                        qu’ils aménageaient tout le village pour construire la ville qui disaient-ils,

 

                       était une bonne chose pour nous(...). Et maintenant, je suis obligé d’acheter au marché des « mauvaises prunes », des noix de palme(...) je n’oublierai  jamais le mal que FOUDA André nous a fait »

                                                                                                                                                                                                                                    

 MELEN

 

 « Melen » est le pluriel de « Allen » qui en Ewondo, désigne le palmier à huile

(Elæis guinensis). A l’arrivée des allemands, ils ont trouvés les palmiers à huile en abondance dans la région et ont encouragé la culture de cette espèce végétale en bordure de route d’où le nom de « Ndzong Melen » qui signifie « Rue des palmiers » en Ewondo. Aujourd’hui ces plantes ont été détruites totalement dit-on pour agrandir les routes. Mais on peut se demander pourquoi n’a-t-on pas planté ces arbres à nouveau ; ceci devait avoir au moins deux avantages : d’une part le quartier Ndzong Melen aurait dû gardé son sens, de même que le quartier Messa ; d’autre part, la ville aurait gardé son environnement sain et toute la splendeur que les colonisateurs lui ont présagée. 

       

Les noms liés à la faune

 

La faune a également servi de source à certains noms de la capitale. Ainsi nous avons les noms suivants :

 

OLEZOA

 

En Ewondo Olézoa signifie « arbrisseaux des éléphants ». Son étymologie est particulièrement intéressante, il vient de deux terme : « Olé » ou Olé-lé » qui désigne un petit arbre ; et « Zoa » qui veut dire « éléphant ». Olézoa est d’abord le nom d’une rivière avant d’être celui du village abritant les Eveng, population Béti installée dans cette localité avant la colonisation. Il semblerait que tout au long de cette rivière existaient des petits arbres attirants les éléphants qui venaient y jouer d’où le nom « Olézoa » qui désigne bel et bien les « arbrisseaux des éléphants »

 

KONDENGUI   

 

L’étymologie de ce nom est lié de même que celle d’Olézoa, à la végétation et à la faune. « Kondengui » se traduit en français par « aréne des gorilles » car, il y a lieu de distinguer deux mots : « Konde » qui signifie « cour de... », « étendue de... », « brousse de...) et « Ngui » qui signifie « gorille ». C’est donc la « brousse des gorilles ». Voilà pourquoi les peuples autochtones de Yaoundé affirment que :

 

 

                            « Les Béti durent faire face aux troupes d’animaux de la forêt... C’est en menant de luttes rusées contre les éléphants que les Mvog Ebanda 

 

                            réussiront à s’installer à Nkol Atom(trésorerie de Yaoundé) et à

 

                              Kondengui où ils trouvèrent beaucoup de gorilles »

 

  

Les noms liés à la faune nous permettent de comprendre que la région de Yaoundé était très riche en espèces animales. Celles-ci se seraient dispersées et éloignées fuyant des bruits et la déforestation dus à la naissance et aux activités de la ville.

 

En somme, le comportement du Négro-Africain vis-à-vis de son entourage demeure fonction des actes, des signes, et surtout des symboles. Ainsi « dans l’univers négro-africain foisonnent les symboles » pour reprendre les termes de Bilongo Bernabé  (34). Cependant, l’interprétation de cet univers à symboles, loin de se contenter du donné immédiat de l’objet, symbole, se dynamise plutôt sur la représentation cosmique qui constitue la toile de fond sur laquelle s’enracine l’élan de la dation des noms.

 

Les noms de lignages

 

Par noms de lignages, nous entendons les toponymes qui expriment le rassemblement d’individus de même famille, de même clan, de même communauté, au sein d’une résidence. A Yaoundé, ils se subdivisent en trois principaux groupes : le groupe des noms précédés de « Mvog », le groupe des noms précédés de « Elig » et les noms de tribus.

 

                              

Le groupe des noms précédés de « Mvog »

 

Sociologiquement, le terme « Mvog » signifie « descendance de » ; mais sa signification varie selon les degrés de descendance. Ainsi, à l’échelle supérieure du regroupement des descendants d’un même ancêtre, on cite le clan. Certains auteurs assimilent le « Mvog » au clan et le traduisent par « Ayon » en terme local. Ils entrevoient ici, l’ensemble des descendants patrilinéaires d’un ancêtre commun, les enfants naturelles, les enfants adoptés et les filles venues en mariage dans ladite famille.

 

A ce niveau, l’étiquette « Mvog » ou « Ayon » considérant à la base, le lien de sang, impose naturellement l’exogamie à tous les membres du clan comme règle de mariage. A cela s’ajoute une unicité politique manifestée par l’existence d’un conseil de sages appelé « ESIE ».

 

Les autres degrés de « Mvog » s’apparentent au lignage avec ses multiples variantes. On parle ainsi de « Mvog Ayon Bod » ou lignage maximal, de « Mvog Nda Bod » ou lignage minimal. Ce sont respectivement les ensembles familiaux des descendants en règle de filiation unilinéaire d’un ancêtre historiquement bien connu   ou généalogiquement situable

Et des descendants constituant une famille restreinte ou étendue. Notons que le terme  « Mvog » peut se rattacher au nom du fondateur de la localité ou à celui de l’une de ses épouses. Et dans ce dernier cas, le nom de la femme marque un accent sur le rôle qu’a joué celle-ci dans la procréation et sa contribution efficace dans l’éclosion économique du domicile de son époux. Ainsi une femme qui n’a pas procréé ne saurait donner son nom précédé de « Mvog » à sa localité.

De l’explication ci-dessus, l’on comprend mieux l’origine des toponymes suivants à Yaoundé :

 

Le groupe de noms précédés de « Elig »

 

Dans l’usage courant, le « Mvog » se confond à l’ « Elig ». Mais cette confusion éclaircit dans une analyse profonde du terme « Elig ». Certain de nos informateurs, s’appuyant sur les données linguistiques, laissent entendre que « Elig » vient des mots « Lig » et « Tiga » en langue Ewondo. Le premier signifie rester, abandonner ou laisser quelque chose à ---- ; le second renvoie à ce qu’on garde en souvenir de quelqu’un . De telle sorte que la notion d’ « Elig » correspond à ce qui reste, ce que laisse une personne morte ou en déplacement. L’Abbé Tsala définit ce terme comme étant :

                                         « L’emplacement, L’ancienne place d’une case, place d’un édifice , d’un village ou d’un domicile disparus »

  

 

Le quartier Mvog Mbi, situé à Awaé , est limité à l’Est par Kondengui, au Nord par Mvog Ada et par le centre-ville, au Sud par Mvog  Atangana Mballa. Selon Henri Ngoa(35) les Mvog Mbi sont les descendants de Mbi Mengue qui a pour ancêtre Tsungui Mballa.

 

 

MVOG ATANGANA MBALLA     

 

Quartier situé à Awaé et limité par Mvog Mbi au Nord, Mvolyé vers le sud, Olézoa vers l’Ouest, symbolise le regroupement des domiciles des descendants consanguins de Atangana Mballa, aîné de l’ancêtre Essomba-Nag-Bana et frère de Fuda Mballa et Tsungui Mballa. Ils se seraient installés dans cette localité lors des migrations Béti et bien avant l’arrivée des Européens.

       

MVOG ADA

 

Les Mvog Ada sont les descendants de l’ancêtre Tsungui Mballa. Son fils Otu Tamba aurait épousé plusieurs femmes parmi lesquelles : Ada, Betsi, Amvuna, Ntigui et Bela. Chaque femme donna naissance à une descendance d’où les clans Mvog Ada ,Mvog Amvuna, Mvog Bela, Mvog Betsi, Mvog Ntigui qui se disent frères à Yaoundé à l’heure actuelle.

 

Les Mvog Ada se sont installés au village dit Messa au niveau de l’hôpital central actuel. Lors de la colonisation, ils ont été déplacés et installés à Djoungolo, où ils se trouvent à l’heure actuelle, à Elig Essono , à Essos , à Kondengui et Nkoldongo.

Le groupe de noms précédés de « Elig »

 

Dans l’usage courant, le « Mvog » se confond à l’ « Elig ». Mais cette confusion éclaircit dans une analyse profonde du terme « Elig ». Certain de nos informateurs, s’appuyant sur les données linguistiques, laissent entendre que « Elig » vient des mots « Lig » et « Tiga » en langue Ewondo. Le premier signifie rester, abandonner ou laisser quelque chose à ---- ; le second renvoie à ce qu’on garde en souvenir de quelqu’un . De telle sorte que la notion d’ « Elig » correspond à ce qui reste, ce que laisse une personne morte ou en déplacement. L’Abbé Tsala définit ce terme comme étant :

                                         « L’emplacement, L’ancienne place d’une case, place d’un édifice , d’un village ou d’un domicile disparus »

  

 

Par conséquent, entre le « Mvog » et l’ « Elig » il y a certes lieu d’entrevoir une seule et même vision : celle de l’agglomération sociale. Cependant, la différence est d’ordre qualitatif à tel point que le « Mvog » met à l’avant garde, la procréation, la progéniture d’un individu et l’ « Elig » privilégie beaucoup plus , les biens matériels laissés par une personne à ses descendants pour qu’il survive en eux. Ce contenu objet de souvenir comprend notamment des maisons d’habitation, des plantations, des ateliers de travail, des femmes en âges de procréer, des enfants, sans oublier des animaux totems. De cette analyse, il en ressort que l’ « Elig » est géographique tandis que le « Mvog » est généalogique.

                                                  

A partir de la précédente distinction on saisit la signification des toponymes tels que :

 

ELIG ESSONO  

 

Le quartier Elig Essono est situé à Djoungolo1 entre Etoa Meki au nord, Essos à l’Est, Mvog Ada au Sud et le centre commercial à l’Ouest.

Ce quartier a pour fondateur Essono Balla Joseph né en 1881 et décédé le 21 Juin 1951 .Il est un militaire, c’est un ancien combattant qui a fait la première guerre mondiale. Ce Mvog Ada  fondateur de la dynastie Essono (37) a été nommé chef traditionnel de Djoungolo lorsqu’il est parti à la retraite. Ils était à la tête des Mvog Ada et des Ebounboun de 1930 jusqu’à sa mort en 1951. Son héritage(Elig) comprenait : beaucoup de femmes dont une seule avait accouché un enfant héritier nommé Balla Essono ; trois petits fils, une grande cacaoyère à Djoungolo(aujourd’hui détruite) , des maisons et beaucoup de bêtes. Sa tombe que nous avons visitée est à Djoungolo1(Elig Essono).

 

ELIG EDZOA          

 

La dynastie d’Elig Edzoa a pour fondateur, Edzoa Mbede, un Emombo né vers 1850 et décédé en 1921. Il était le chef de toute la tribu Emombo domicilié à Nfandena . Notons que le quartier Elig Edzoa est traditionnellement appelé Nfandena1.Edzoa Mbede, fondateur de la dynastie Edzoa a eu pour successeurs : Edzoa Bitounou, Edzoa bessala, Edzoa Ahanda, Edzoa Ottou Jean Louis et enfin Ndongo Barthélemy notre informateur. L’héritage(Elig) d’Edzoa Mbede est particulièrement intéressant et est composé de :

         -plusieurs femmes, c’était le « César des Emombo ». Les plus jeunes ont été partagées par ses fils aînés Edzoa André, Edzoa Bitounou et autres.

         -un palais, les anciennes constructions à étages détruit en 1964 lors de la construction de la gare marchandise de Yaoundé(situé à Elig Edzoa).

        -un gros serpent totem(le boa) qui vit encore aujourd’hui , dans la rivière Mimloo, qui circule à Nfandena et qui se jette dans le Mfoundi. Ce serpent aux dires de nos informateurs, apparaît de temps en temps dans cette localité. 

        -Edzoa Mbédé a aussi laissé beaucoup d’enfants dont le nombre n’est pas déterminé y compris les petits fils.

        -En fin, Edzoa Mbédé a laissé un cheval blanc qui était une propriété à usage personnel et qui faisait sa popularité. A l’heure actuelle, selon nos informateurs, l’apparition de ce cheval blanc est dangereux pour les Emombo de Nfandena dans la mesure où cette apparition présage la mort proche d’un notable Emombo.

 

Ces informations que nous tenons de plusieurs personnes, nous font supposer que Edzoa Mbédé était un sorcier très puissant qui faisait peur aux populations, c’est pourquoi le spectre de son apparition demeure un épouvantail pour les Emombo de Nfandena, localité dans laquelle sont inclus les quartiers suivants : Omnisport, Elig Edzoa, Essos , Nlongkak, et une partie de Djoungolo.

 

 

ELIG EFFA                    

 

 La dynastie d’Elig Effa a pour fondateur Effa Omgba Amougou Alphonse, un Mvog Betsi né vers 1900. C’était un chef catéchiste à Mvolyé. Il doit sa popularité à son enseignement catéchistique qui s’étendait de Messa à Mefou Assi( très vaste territoire). C’est lui qui faisait baptiser les Ewondo, les éton, les Yambassa, les Bamiléké de la région de Yaoundé et tous ceux qui voulaient se marier à l’église catholique devraient passer par lui. Mr Effa Omgba Amougou, selon nos informateurs(41) était un homme honnête, un homme de confiance, un homme dynamique et très intelligent.

                   A sa mort en 1939, il a laissé entre autres choses :

     -huit enfants une veuve et plusieurs petits fils,

     -des maisons d’habitation à Messa2 aujourd’hui détruites, 

     -des plantations de banane et une cacaoyère,

     -un registre dans lequel, il écrivait des sommes d’argent que les gens versaient chez lui. Il était selon son fils Onana Omgba « la banque des indigènes de Messa2 ». Il a laissé de l’argent pourqu’on rembourse à tous ceux qui en réclamaient et dont les noms se trouvaient dans son registre.

 

A sa mort l’on décida à l’unanimité de donner son nom à son village d’où le toponyme Elig Effa qui existe depuis 1939.

 

 Les noms des tribus

 

 

Certains quartiers, anciens villages de Yaoundé, ont reçu les noms des tribus qu’ils abritaient. Cela s’explique par le fait des migrations Beti. En effet, il est reconnu que la progression des Fang-Beti vers le Sud du Cameroun et leur installation à Yaoundé, se sont opérées en compagnie d’autres tribus. L’importance du groupe Ewondo aboutit à leur occupation magistrale du centre de la ville ; tandis que les tribus alliées telles que les Tsinga, les Etoudi, les Emombo, S’alignent sur la couche périphérique de la région. Voilà pourquoi LABURTHE TOLRA, constate avec curiosité que :     

 

 

                             « les Ewondo sont encadrés par d’autres tribus égales en importance

                                souvent alliées, souvent ennemies ; les « Ntoni »(Eton) et les « Yetudi »

                              (Etudi) au Nord ; les « Eteng »( Etenga) vers le Nord-Est ; les « Bane »

  

                             (Bene) et « Vogbe Belinghe »(Mvog Belinga) au Sud-Est, les « Bawa »

 

                             (Baaba) au Sud-Ouest ».

              

 Il apparaît assez clairement que les tribus Beti prêtaient à leurs localités ,leurs noms  propres,à tel point que de nos jours, ces noms favorisent leurs identification à la fois démographiquement et géographiquement. Ainsi s’expliquent les noms des quartiers suivants :

 

            

ETUDI ou ETOUDI 

 

 Situé au Nord de Yaoundé, le quartier Etudi où siège le palais présidentiel, tire son nom de l’installation des populations de la tribu Etudi dans cette localité lors des migrations Beti, bien longtemps avant l’arrivée des européens. Tous les quartiers du Nord de la ville : Mballa, Oliga, Etudi, Mfoudasi, Ekoudou, Nlongkak sont peuplés des Etudi depuis l’origine de la ville, mais c’est dans la localité dite Etudi qu’ils sont majoritaires.

 

TSINGA :

 

 Le véritable nom du quartier dit Tsinga aujourd’hui est Ntoungou , nom d’une rivière qui prend sa source sur les lieux. C’est le siège des Mvog Ekoussou qui se disent autochtones. Les populations de la tribu Tsinga étaient implantées à la naissance de la ville, vers l’actuel Bastos et ont été délogées vers 1936.

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 23:57

Fulensi : le Français

Mayege Fulensi : J'apprends le français

Oken ou OQUEN : couteau

Bita : la guerre, les hostilités

Aïoken bita : L'épée de guerre ou l'épée

Ndo : Alors

Bedzoe dzo : Qu'ils la commandent

Efas (se prononce EFASS) : une partie

Si : la terre (celle qu'on cultive)

Zié : La famine

Benga ve bo : On leur donna, elles (ils) leur donnèrent

Tana : Cinquième

Ne bewoe aïoken bita : pour faire périr les hommes par l'épée

 

Beebug (se prononce Bibug) : les phrases

Me Zikki mantil bebug : Je n'ai pas écrit toutes les phrases

Ndo benga ve bo efas si nyina ne bedzoe dzo : Alors on leur donna un quart de la terre pour qu'ils la dirigent ou  Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre

Efedega : Le (un) sceau

Bibibigan : Les bêtes sauvages

Bewoe : Qu'ils (elles) tuent les hommes, pour faire périr les hommes

 

 

Anga fami : Il (elle) ouvrit

Menga : J'ai

Wog : entendre (entends)

Mi : Des

E bod : les personnes, gens

Nyol : le corps

Kin : le cou

Etom (se prononce ETOAM) : à cause de

Aï mboolan : Avec les témoignages

Ebug : La parole

Zamba : Dieu

Benga : à qui

Tsig : couper, immôler

 

Benga tsig kin : Qu'ils ont coupé le cou, Qu'ils ont immolé

Nyina : Quatrième

Mbarmenye : La mortalité

Bita : La (les) guerre(s)

Aïoken bita : L'épée de guerre ou l'épée

Ndo : Alors

Bedzoe dzo : Qu'ils la commandent

Efas (se prononce EFASS) : une partie

Si : la terre (celle qu'on cultive)

Zié : La famine

Benga ve bo : On leur donna, elles (ils) leur donnèrent

Tana : Cinquième

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 19:17

Ligan : restez

Ndo : alors

Beloege na : appelé, qu’on appelait

Ligan ha : restez ici

Wama : ce qui m’appartient

Dzom : quelque chose, une chose

Dzom Dama : mon bien, c’est à moi

Moanga : un enfant

Moanga wama : mon enfant

Aï : avec

Bö : eux

Aï bö : avec eux

E hom : un lieu

 

Moanga Akoan Entui : L’enfant souffre de la diarrhée

O’Lada : La varicelle

Ndourhou : La fièvre

Endo Fo : Aussi, Egalement

Nyoal : Le corps

Nyé : Lui, Elle

Endo Fo Ndourhou Ane Nyé a Nyoal : Aussi la fièvre est dans son corps, Il (elle) a également la fièvre

Mavegele : Je crois

Mavegele Ane O’Lada : Je crois que c’est la varicelle

Ye A_dee Embeng : Est-ce qu’il mange bien ? Est-ce qu’elle mange correctement ?

Tege (se prononce TEGUE) : Non

Tege foua : Non, Pas du tout

 

Asi : Par terre

Ahoa Asi : Il (elle) vomit, vomit au sol, vomit par terre

Ane, Ovee Nyé Dzom Bidee, Awoua Asi : Il (elle) est que tu lui donnes (que  vous lui donnez) quelque chose à manger, il (elle) vomit tout

Tamyi Ya Anew : Ouvres (ouvrez) lui la bouche

Mabebbe : Je regarde

Mäne : un petit, une petite 

Mane enkobo : Petite conversation

Wayinew ou WAYINIOU : tu vas boire

Mebala : les médicaments

Wayinew Mebala : tu vas boire le (les) médicament (s)

Osousoua : avant

Ne : que

Wadee : tu manges

Wayinew mebala osousoua ne Wadee : tu vas boire les médicaments avant que tu ne manges

 

A mininga : Femme

Moan ou MÖN : l’enfant

Dzé : quoi

Akoan : il (elle) est malade

Moanga : l’enfant

A Mininga Moanga Akoan Dzé ? : femme ou Madame, de quoi souffre l’enfant ?

Moanga Akoan Entui, Endo Fo Ndourhou Ane Nyé a Nyoal : L’enfant souffre de diarrhées, mais aussi de fièvre dans son corps.

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 23:34

Mizik : musique, la musique

Dzam : Quelque chose, un fait divers

Mawog mizik : j’écoute la musique

Madzem : je danse

Adzem : danser

A_dzem : il (elle) danse

Mawog dzam : J'écoute quelque chose

Dzom : Quelque chose

Dzal : Le village

Maazu a Dzal : Je viens au village, je rentre au village

Mavoe a ndamba : Je joue au ballon, je joue au football

Ngomena (se prononce NGOAMENA) : Le gouvernement

A fudi : Mettre

Mimbok : La prison

Ngon (se prononce NGOAN) : Une année

Ebè (AI Bèe) : Deux

Ndo : Alors

 

Nye : Lui, elle

Ndo ngomena azu nye fudi a mimbok : Alors le gouvernement vient lui mettre en prison

Bezimbi : Les policiers

Mane Bezimbi : Un policier

Angasili (se prononce ANGASSILLI) : a demandé

Mison (se prononce MISSON) : Une église, un lieu du culte

Nnom : Son mari, le mari

Minga : femme, la femme

Ebouan : l’amante, l’amant

Vug (se prononce VOUQ) : L'épingle à nourrice

Ewolo : Se dit de quelqu'un de courageux

 

 

Mbembe Amos : Bonjour, Bonne journée

Ngoge : Le soir

Kidi : le matin, matin

Mbembe Ngoge (se prononce Mbembe Ngogue) : Bonsoir

Mbembe kidi : bonjour

Makyebe : Je suis digne, J'ai raison

Nlo ou ENLO : la  tête, la partie

Wakyebe : Tu es digne

Aï ngul : Avec la puissance, avec la force

Kin : La voix

Benyin : Quatre

A nlo : Sur la tête

 

Zeyan : des éclairs

 

Bife : D'autres

 

Bitoa bife : D'autres sièges, fauteuils

 

Tele etoa-kum : Autour du trône

 

Mewom mebè : Vingt

 

Mewom mebè aï binyi : Vingt-quatre

 

Bod : Des personnes

 

Mewom mebè aï minyi : Vingt-quatre

 

Mitoa : Etaient assis

 

Mitoa etere : Etaient assis dedans,(simplement)Etaient assis

 

Bikat bi mvot : des couronnes d'or

 

 

 

Azan : Au milieu

Mis (se prononce MISSE) : les yeux

Aï mis a osu : des yeux devant

Aï mis aï amvus : des yeux derrière

Befiege : Remplis

Bevevee : Les êtres vivants

Dzom : Quelque chose

Dzom eyenene : Quelque chose de semblable

Minsisim : Les esprits

A etoa-kum : Du trône

Felfes : Des tonnerres

A osu : Devant, Il y a devant

Bisoog : Sortent, Sortaient

Melamba : Les lampes

Meyono : Brûlent

Zamgba : Sept

Efiege : Brillent

 

 

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 19:28

Ndo Menga yen a mbo-nnom e mod angabe toa a etoa-kum, mbom kalara otoa mvulan mvulan, otoa fe ntilan a abum aï a mvus, mfedan aï bifedega zamgba.

 

Puis je vis dans la main droite de celui qui était assis sur le trône un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux.

 

Ndo Menga yen ngungul engles, oyedegan a yob ete na : Za ayean yaè kalara, afami fe bifedega y'ete ?

 

Et je vis un ange puissant, qui criait d'une voix forte : Qui est digne d'ouvrir le livre, et d'en rompre les sceaux ?

 

Akekwi, to a yob, to asi, to asi etere, tege aï e mod, angabe dzam yaè kalara to ki alan nye.

 

Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre ni le regarder.

 

Meboe fo nyon a anyu menga yon na tege aï nguma mod y'ongabe dzam yaè kalara to ki alan nye.

 

Et je pleurai beaucoup de ce que personne ne fut trouvé digne d'ouvrir le livre ni de le regarder.

 

Ndo nnom mod mbog onga bodo nkobo, nye aï ma na : Te wayon ! Tam sik yen : ado ya a bita, enyo y'ane Emgbem ya nda Yuda, efaala ya nda-bod David, enye ayi yaè e kalara abele bifedega zamgba.

 

Et l'un des vieillards me dit : Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux.

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 19:12

Mveng : la pluie

A_noan : pleuvoir

Mveng ya_noan : la pluie tombe

Afub ou AFOUB : Le champ

Owondo : les arachides

Afub owondo : un champ d’arachides

Akoan : la banane plantain

Adzoué :  la banane douce

Afoub bikoan : une plantation de bananiers., un champ de bananes, précisément une bananeraie

 

Kin : la voix

Zeyan : la foudre, le tonnerre

Äne : comme

Äne zeyan : comme la foudre

Ntomba : le bélier, le bouc, façon de s’exprimer pour désigner « un boss traditionnel » en ewondo

Menga ke : je suis allé

Mam : les choses

Osu ou OSSOU : le premier, avant, d’avant

Moan ou MAN : l’enfant, le petit

 

Efedega : le sceau

Efedega osu : le premier sceau

Bifedega : les sceaux

Zamgba : sept, 7

Bifedega zamgba : les sept sceaux

Vevee : être vivant

E vevee : un être vivant

E vevee osu : le premier être vivant

Benyi : quatre, 4

 

Bevevee benyi : les quatre être vivants

Ndo : alors

A_wog : entendre, il (elle) entend

Menga wog : j’entendis

Kin zeyan : la voix de tonnerre

Zaag : viens, venez

Ekabeli : le cheval

 

Mfum : blanc

Mfum ekabeli : un cheval blanc

Ontele ma osu : se tenant devant moi

E mod : la personne

Angabe bede : qu’il le montait

E mod angabe bede dzo : la personne qui le montait

Ayob : en haut

A_bede : monter, chevaucher

Bele : tenir

A_bele : elle (il) tient

Elae : l’arc, un arc

Bengave : ils (elles) ont donné

Ekat : une couronne

Dulu ou DOULOU : un départ, une marche, une randonnée, un parcours

A_dugan ou A_DOUGAN : renrdre

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